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mercredi 16 juillet 2008

Moscovici-Collomb : un rapprochement stratégique

Jean-Noël Guérini (Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône) et Gérard Collomb (Maire de Lyon), deux patrons des deux plus puissantes fédérations PS.


Pierre Moscovici, député du Doubs, et candidat au poste de premier secrétaire du PS a décidé de se rapprocher du maire de Lyon. Cela augure-t-il d'un Congrès de qualité?


Nous vous livrons tel quel un entretien de Libération.fr avec Pierre Moscovici qui fait le point sur son déplacement à lyon, en visite à Gérard Collomb, maire de Lyon.

Titre de l'article :

«Avec Gérard Collomb, une même lecture sur l’exigence réformiste»

Comme l’a révélé le site Libelyon.fr hier (lire), le député Pierre Moscovici, candidat à la succession de François Hollande, se rapproche de «la ligne claire», contribution signée par Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jean-Noël Guérini, patron du conseil général des Bouches-du-Rhône.

Il répond ce matin aux questions de Libération...


Vous avez rencontré lundi Gérard Collomb. Pourquoi un tel rapprochement ?
Nous partageons la même lecture sur l’exigence réformiste, la recherche d’un modèle de développement nouveau, le rôle des élus locaux et l’engagement européen. A la veille d’un congrès compliqué, nous refusons aussi bien le statu quo mortifère que la présidentialisation délétère. Et nous sommes favorables à une direction allégée, que ne conduirait pas un présidentiable.


N’est-il pas surprenant de vous voir aux côtés de ces barons du PS ?

Peut-être par le passé, nous sommes-nous peu fréquentés. Mais avec «la ligne claire», nous avons des analyses communes. A partir de logiques différentes, eux partant des territoires et nous de l’héritage social-démocrate, nous sommes arrivés à des textes qui ont un air de cousinage.

Y aurait-il de la motion dans l’air ?
Nous n’avons pas évoqué le cas du premier secrétaire. Il ne s’agit pas de préempter l’étape suivante.


Cela ressemble tout de même à un embryon de majorité…
Il y a sept ou huit contributions émanant de l’ancienne majorité. C’est la première fois que deux d’entre elles font un pas l’une vers l’autre. Ce peut être le signe d’un premier rassemblement vers une majorité réformiste.

Avec François Hollande ?
Je ne suis pas dans le jeu de l’un ou de l’autre. Tout en respectant le travail fait depuis onze ans, il faut profondément changer. Le replâtrage ne créerait pas la dynamique nécessaire.

Et avec Royal et Delanoë ?

Ce congrès ne doit pas être celui de l’immobilisme. Mais pas non plus celui de la présidentialisation.


Votre ami du courant strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis est-il d’accord ?

Tout ce qui va dans le sens d’un élargissement est positif. Il n’y pas de contradiction avec Jean-Christophe là-dessus. Nous pouvons avoir des lectures différentes de la situation. Mais nous agirons ensemble.


Reste qu’il travaille plutôt sur l’axe avec Fabius…
Je ne pense pas qu’il faille ostraciser Laurent Fabius. Mais pas non plus qu’il se situe au centre de gravité idéologique du PS. Commençons par saisir la main tendue par ceux qui sont d’accord avec nous à 95 %. Dans cette perspective, je pense en particulier à Martine Aubry.

Vous semblez plus que jamais candidat au premier secrétariat…
Rien ne m’en a découragé. Le profil que j’ai dressé pour le premier secrétaire, capable d’autorité, proposant une opposition crédible et n’étant pas lui-même candidat à la présidentielle, me semble toujours valable. Je suis comme Rouletabille : je poursuis le petit bout de ma logique.

Recueilli par David Revault d'Allonnes


Nous ne résistons pas à nous délecter de cet entretien, qui révèle qu'un grand pas est en train de s'exécuter devant nous : le rapprochement probant d'une majorité des sages néanmoins créatifs qui ont de l'autorité au sein du PS. Une grande promesse pour un Congrès de grande qualité.


Puisse cette voie se poursuivre et qu'enfin le PS comprenne que Pierre Moscovici en tant que 1er Secrétaire est la 1ère des cartes stratégiques et utiles à jouer.


Bien à vous, Nihadyou.

samedi 24 mai 2008

Manuel Valls soutient clairement la candidature de Pierre Moscovici



Manuel Valls, ce matin sur Europe 1, répondant aux questions de Dominique Souchier, a clairement soutenu la candidature au 1er Secrétariat de Pierre Moscovici en 2008, préférant, comme une majorité de cadres du PS, s'organiser les primaires des Présidentiables en 2011 comme le propose l'échéancier du Bureau National.


En outre, il a répondu sans langue de bois aux multiples questions posées, cliquez sur le lien, c'est plus qu'intéressant.

D'aucuns prétendent que Manuel Valls serait un "faux frère Socialiste", un quadra qui aurait toute sa place à l'UMP, qu'il ferait partie de cette équipe qui a rallié Napo IV en courant... nous ne le pensons pas... et il nous semble qu'il a toujours été clair à ce sujet.

Nous savons qu'il a l'estime de nombreux cadres et sympathisants Socialistes, que lui aussi durant les Municipales (qu'il a gagné à Evry au 1er tour à 70% !), a été soutenir bien de ses collègues en vue du 2ème tour.

Nous pensons qu'il a le mérite de secouer beaucoup de sujets tabous au sein du PS... que même si son ton est jugé un peu cassant ou tout au moins tranchant, nous estimons qu'il aura toute sa place dans le collège de choc sur lequel Pierre devra s'appuyer pour animer efficacement le 1er Secrétariat.

Pour écouter l'entretien sur Europe 1, frais de ce matin, cliquez sur le lien suivant :


et lien conduisant à son blog, lisez-y attentivement son entretien à Libération :

Et encore un entretien relayé par le Point.fr :

Bien à vous, Nihadyou.